12
Apr

L’e-commerce touché en plein vol.

Bonjour chers consommateurs !

La nouvelle est de taille : En ce qui concerne vos achats sur la toile, vous avez aujourd’hui jusqu’à 14 jours pour vous rétracter au lieu de 7, mais comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, alors en voici une autre : vous aurez aussi 14 jours supplémentaires pour simplement renvoyer vos biens qui, une fois reçus, ne vous plaisent plus.

C’est bien connu le bonheur des uns fait les malheur des autres, et « J’annonce » que je plaide  en faveur de nos commerçants du net pour qui cette directive joue un sale tour.

Oui, un sale tour, car pourquoi vouloir plomber un marché en plein essor qui génère rien qu’en France en 2010 quelques 30 milliards d’euros ? Décision absurde ?  Nous allons décortiquer cette directive européenne.

  • 28 jours pour se rétracter et pour le retour à l’envoyeur du produit qui ne vous plaît pas au lieu de 7.
  • Le remboursement de la part de l’e-marchand devra être fait avant que lui-même reçoive le produit renvoyé car cela devra être fait dans un délai de 14 jours dès que la personne se sera rétractée.  (Vous avez bien compris que rien n’empêche que le produit soit détérioré.) Le clou du spectacle : les frais de retour (réexpédition du colis) seront aussi à la charge de l’e-marchand.
  • Oh, j’allais oublier que le Parlement Européen voulait quand même un peu protéger nos e-marchands : en dessous de  40 euros c’est au client de payer ses frais de retour et de livraison. Voilà une belle occasion pour le consommateur de dépenser un peu plus…

Et dire que les dépôts de  dossiers de surendettement augmentent tous les ans et que l’endettement tout court  chatouille des sommets ! Nous pouvons dire que c’est une belle initiative du Parlement Européen que de pousser les ménages à l’endettement.

Parce que soyons lucide, cette directive à un double effet. Premièrement la personne achète en quantité car a  le choix et si les produits ne lui plaisent pas, elle peut renvoyer tout ou partie sans que ça ne lui coûte un euro. Deuxièmement, les sites e-commerce ont dans un premier temps l’impression de vendre énormément, les stocks s’amenuisent, l’argent rentre, les seuils d’alerte sonnent, les commandes fusent, mais NON ! Car un mois après, voire plus, (en effet, si le consommateur décide de renvoyer les produits non gardés le dernier jour de la période des 14 jours de renvoie, on dépasse largement le mois), les e-marchands se retrouvent avec toutes la marchandise en surplus sur les bras et a devoir payer pour tous les indécis qui n’ont pas pensé plus tôt aux conséquences de leur achat trop gourmand…




Commentaires

Par Paul-Henri  Le mer, 04/13/2011 - 11:00
Bonjour Mallory, Une vision intéressante des nouvelles mesures en matière de ventes en ligne. La question est tant de savoir s'il y aura réellement des abus générés par ces nouvelles possibilités. Il ne faut pas voir le mal partout, surtout que les e-commerçants ne sont pas les plus à plaindre. Ceux qui risquent d'être les plus touchés sont, en réalité, les petits sites de ventes en ligne qui auront les même contraintes que les grosses plateformes du secteur qui ont déjà leur circuit de supports et services clients... L'e-commerce touché oui mais laissons nous le temps de constater les évolutions.
Par francois  Le ven, 04/15/2011 - 00:03
Trés interessant et malheureusement nos politiques vont encore une fois de plus tuer le petit commerce pour protéger les Grandes enseignes qui sauront parfaitement faire face a cette nouvelle contrainte de l' EU

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